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CHRONOLOGIE JUDICIAIRE

Chronologie d’une affaire

Cette chronologie montre comment le retrait litigieux peut s’insérer dans un contentieux arbitral international, avec une procédure qui s’étend de 2001 à 2018.

Décision de jurisprudence

Cour de cassation — 28 février 2018

Première chambre civile — pourvoi n° 16-22.112 — arrêt n° 216 F-P+B — publié au Bulletin

L’histoire en une minute

La République démocratique du Congo est impliquée dans une procédure arbitrale engagée par Energoinvest à propos du financement d’une ligne à haute tension.

Les pièces reproduites dans l’arrêt permettent de suivre la procédure dès le 3 août 2001, puis tout au long de 2002.

Une sentence est rendue à Paris le 30 avril 2003. Energoinvest avait entre-temps cédé sa créance à FG Hemisphere Associates.

La sentence reçoit l’exequatur en France le 5 novembre 2009.

Le 12 avril 2016, la cour d’appel de Paris déclare la demande de retrait irrecevable. Le 28 février 2018, la Cour de cassation casse cette décision.

Les chiffres à retenir

2001 → 2018 : près de 17 années de procédure retracées.

30 avril 2003 : sentence arbitrale.

5 novembre 2009 : ordonnance d’exequatur.

12 avril 2016 : arrêt de la cour d’appel de Paris.

28 février 2018 : cassation.

3 000 € : somme allouée par la Cour de cassation à la RDC au titre de l’article 700.

Le texte de l’arrêt de 2018 ne donne pas le prix de cession de la créance ni sa date exacte.

Les chiffres à retenir

20 juillet 2001

date des conventions entre Energoinvest et FG Hemisphere évoquées dans le contentieux.

30 avril 2003

date de la sentence arbitrale rendue à Paris contre la République démocratique du Congo.

16 novembre 2004

date à laquelle la cession est indiquée comme ayant été portée à la connaissance des débiteurs.

5 novembre 2009

date de l’ordonnance accordant l’exequatur à la sentence.

12 avril 2016

la cour d’appel de Paris déclare la demande de retrait irrecevable.

28 février 2018

la Cour de cassation casse l’arrêt : le retrait peut être invoqué lors de la discussion sur la validité de la sentence puisqu’il en affecte l’exécution.

3 000 €

somme accordée à la République démocratique du Congo au titre de l’article 700.

3 août 2001

La procédure arbitrale est connue de la RDC

L’arrêt reproduit une lettre du ministre de la Justice adressée à la Cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale.

29 janvier 2002

Projet d’acte de mission

Un projet d’acte de mission est établi dans le cadre de l’arbitrage.

14 février 2002

Commentaires d’Energoinvest

Les commentaires d’Energoinvest sur le projet sont adressés au conseiller juridique du ministère de la Justice de la RDC.

3 mai 2002

Calendrier prévisionnel de procédure

Un calendrier procédural est établi.

14 juin 2002

L’acte de mission signé est reçu

Le secrétariat de la Cour internationale d’arbitrage reçoit l’acte de mission revêtu de la signature du représentant de la RDC.

12 septembre 2002

Audience de procédure à Zurich

Une audience procédurale est organisée à Zurich.

9–10 décembre 2002

Audiences de plaidoiries

Les audiences au fond sont programmées pour les 9 et 10 décembre.

30 avril 2003

La sentence arbitrale est rendue

Une sentence rendue à Paris condamne la République démocratique du Congo au paiement de diverses sommes.

Pourquoi cette étape compte

La créance issue de cette sentence sera ensuite poursuivie par le cessionnaire.

5 novembre 2009

La sentence reçoit l’exequatur

Le délégué du président du tribunal de grande instance de Paris accorde l’exequatur à la requête de FG Hemisphere Associates, cessionnaire de la créance.

12 avril 2016

La cour d’appel déclare le retrait irrecevable

La cour d’appel de Paris considère que sa mission, dans le cadre du recours contre la sentence, ne permet pas d’examiner cette demande.

Elle rejette également le recours en annulation de la sentence.

Pourquoi cette étape compte

La question portée devant la Cour de cassation concerne donc la place du retrait dans le contentieux de la sentence.

23 janvier 2018

Audience de cassation

La première chambre civile entend les parties.

28 février 2018

La Cour de cassation casse l’arrêt

La Cour juge que l’exercice du retrait litigieux est susceptible d’affecter l’exécution de la sentence.

La demande ne pouvait donc être déclarée irrecevable pour le motif retenu par la cour d’appel.

FG Hemisphere est condamnée à payer à la RDC 3 000 € au titre de l’article 700.

Pourquoi cette étape compte

La portée doit rester précise : l’arrêt n’affirme pas que tout arbitrage rend automatiquement une créance litigieuse.

Ce qu’il faut retenir

  • La chronologie s’étend de 2001 à 2018.
  • Sentence : 30 avril 2003.
  • Exequatur : 5 novembre 2009.
  • Cour d’appel : 12 avril 2016.
  • Cassation : 28 février 2018.
  • Le prix et la date exacte de la cession à FG Hemisphere ne sont pas précisés dans l’arrêt publié de 2018.

SOURCES OFFICIELLES

Références officielles et vérifiables

Les dates, montants et éléments de procédure indiqués dans cette fiche sont repris des textes officiels ci-dessous. Lorsqu’une information n’est pas donnée par la décision publiée, elle n’est pas reconstituée.

Cour de cassation, première chambre civile, 28 février 2018, n° 16-22.112 — ECLI:FR:CCASS:2018:C100216 — publié au Bulletin — cassation.